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Quand le cheval se fait le messager de votre mal-être

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  • Publiée le 27 septembre 2018
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Pour vous emmener sur cet article je me dois de me présenter à vous. Je suis Rémi Delhomme fondateur du site DistriHorse33.com, et j’ai à mon actif une bonne vingtaine d’années d’expérience dans le milieu du cheval. Cette expérience s’associe à mon travail de guérisseur chez les chevaux.

Mais débutons cet article. Vous avez certainement déjà entendu l’expression le « mal-a-dit ». Lorsque que votre corps se fait le moyen d’expression de vos troubles émotionnels (peur, angoisse, colère, rancune, etc). Quand les maux ne trouvent pas d’explication sur le plan physique et que des mots peuvent conduire vers le mieux être.

Le fruit de mon passé professionnel m’a conduit à plusieurs réflexions sur la relation homme / cheval.

J’ai l’occasion d’entendre de nombreuses personnes qui viennent prendre conseil pour solutionner une situation avec leur cheval. Les troubles sont assez variés et tous ne trouveront pas de réponses dans ce qui va être exposé ici.

La répétition des faits

La relation qui se tisse entre un cheval et son propriétaire est parfois bien plus profonde et bien plus ancrée que l’on croit. Avant d’aller plus loin, je pense qu’il y a des chevaux présentant un terrain prédisposant à la répétition d’un traumatisme.

Pourquoi je parle de traumatisme ? J’y viens. Certains équidés en arrivent à l’extériorisation des troubles de leurs propriétaires. Soit car les problèmes qui occupent leur « cavalier » font écho en eux, soit ils représentent le “voyant rouge” sur le tableau de bord.

Il n’est pas rare que certaines personnes m’exposent un problème et qu’au fil de la conversation il s’avère que sur leurs précédents chevaux des problématiques similaires ou proches étaient apparues. Dans ce type de situation il est fort probable que votre cheval soit le messager d’un problème à prendre en considération chez vous. Son mieux être comme l’amélioration de son état passera aussi par une réflexion sur ce qui peut bloquer chez vous.

Immédiatement, je pense aux chevaux qui présentent des lombalgies. Inconsciemment ils prennent à leur charge ce qui vous pèse. Attention, je ne dis pas que tous les chevaux qui ont mal au dos reflètent une difficulté dans le quotidien de leur cavalier. Il faut impérativement distinguer le cheval qui souffre du dos pour une raison à déterminer et pour lequel  des aliments complémentaires seront utiles (et/ou le conseil d’un vétérinaire équin) et, le cheval qui fait partie d’une lignée d’animaux acquis par une même personne.

Mal du cheval ou de son propriétaire ?

Pour m’expliquer plus clairement j’ai déjà entendu à plusieurs reprises une formule du type : “J’ai pas de bol mes trois derniers chevaux avaient le même problème !” N’êtes vous jamais monté(e) à cheval en sortant d’une séance chez votre ostéopathe ? N’avez vous jamais remarqué une amélioration dans la disponibilité de votre cheval? Amélioration qui somme toute finissait par s’estomper jusqu’au prochain rendez-vous chez votre praticien.

Tous les cavaliers connaissent l’importance de leur position à cheval. Vous avez la sensation d’être plus à l’aise à droite qu’à gauche ? Ne-serait-ce pas lié à une affaire de relâchement ?

Le fait de se contracter pour compenser une gêne ou un mal-être se reflètera sur votre cheval (vous savez, comme le fait de devoir régler ses étriers de deux longueurs différentes pour être bien en selle).

Le quotidien vous pèse. Des questions vous occupent l’esprit. Vous rencontrez des difficultés à distinguer les priorités et vous avez mal au dos !

Par conséquent votre monte est plus sèche, vous vous rigidifiez et engendrez de la gêne chez votre cheval.

La réponse en devient évidente. Ce travail dans la contrainte peut engendrer des contractures musculaires chez votre monture. Ces conséquences sont parfois responsables de réactions en chaîne sur la santé physique et mentale de votre cheval. Pourquoi mental ? Car comme chez l’homme, il est quasi indissociable du physique. Le cheval pourrait appréhender la séance de travail en notant l’agitation qui règne dans l’air quelques temps avant. Sans vouloir peindre un tableau dramatique, une non prise de conscience de la situation est capable de soulever lentement des maux intestinaux, un avant ou une arrière main qui se fige, une bouche qui se durcie, un cheval qui traverse la main ou qui fuit le contact …

Nous sommes en face d’une projection du mal chez l’homme vers le cheval. Certains chevaux au caractère plus affirmé et/ou moins investit avec leur cavalier ne feront pas le rôle de miroir grossissant.

A haut niveau ces troubles ne seront pas visibles. Un cavalier ayant plusieurs chevaux à travailler dans la journée lui demandent de conserver une position neutre vis à vis de son piquet de chevaux. De plus il ne peut pas ramener les soucis du quotidien à l’écurie, car bien souvent la structure équestre est plus que son lieu de travail.

Autre exemple pour imager la notion de traumatisme chez le cheval entretenu ou réveillé par l’homme. Cet exemple est calqué sur un cas réel. La personne adopte un cheval rétif au passé pas très clair. Très peu d’informations précises mais certainement une forme de maltraitance dans son utilisation. Le cheval peut aussi bien avoir des périodes de calme où tout est simple, et des périodes ou tout est compliqué, tout se fait dans la confrontation et sans raison apparente (crainte de l’homme, des objets, etc). Sa propriétaire a pris beaucoup de temps et s’est énormément investit pour que sa relation avec son cheval se fasse dans la confiance réciproque. Malgré ces longues années de travail et quelque part de complicité, cette crainte de l’homme et ce rapport de force perdure. Sans rentrer dans les détails de la vie de sa propriétaire, son propre mode de fonctionnement se base sur ce rapport de force que se soit à titre professionnel ou personnel. Comme son cheval, son bagage personnel pèse dans la balance.

Ici nous avons un effet miroir. Chacun retrouve chez l’autre une part de lui-même et qui n’encourage pas une remise en question.

Le temps de l’interrogation ?

Quand vous allez à l’écurie pour vous vider la tête et changer d’atmosphère, engagez un grand nettoyage de votre esprit afin que le temps passé auprès de votre monture soit un moment de plaisir. Qu’il soit un temps de libération de toutes les tensions que vous aurez au préalable laissé à votre travail et/ou à votre domicile.

Sans exclusivement vous focaliser sur vous-même lorsque quelque chose se dérègle sur votre cheval, prenez le temps d’observer si le point de départ n’est pas au fond de vous.

Point important, ces quelques lignes ne sont qu’une observation de plusieurs situations rencontrées. Elles ne seront jamais une réponses universelles aux maux de votre monture. Certains équidés trouveront une amélioration et un mieux être à travers la distribution d’aliments complémentaires adaptés. Et dans d’autres cas l’avis d’un vétérinaire équin sera indispensable.

Article proposé par R.DELHOMME - Distri’Horse33.com

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