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Comprendre la flore intestinale chez le cheval

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En cette période de transition et suite à cet été très sec, certains chevaux ont perdu de l’état. Comment les aider à « se refaire » ? Vous avez certainement déjà entendu dans votre entourage des propriétaires expliquant qu’ils donnent des probiotiques ou des prébiotiques à leur cheval. Mais pourquoi donc ? Pour mieux comprendre l’utilité de tels aliments complémentaires, il convient de s’intéresser brièvement à la flore intestinale chez les chevaux.

Petit point sur la physiologie digestive du cheval

Il est important de rappeler que le cheval est un herbivore monogastrique (un seul estomac au contraire de la vache qui en possède 4 = polygastrique). L’estomac est de petite taille (de 15 à 18L chez l’adulte) à l’inverse de son gros intestin très développé (environ 60% du volume intestinal). Tout comme l’humain, une partie de la digestion connait une phase enzymatique, mais celle qui nous intéresse et qui est la plus importante pour les chevaux est celle de la phase microbienne qui se déroule dans le caecum, le colon et le rectum.

L’intestin a pour rôle d’absorber l'eau et les nutriments que contiennent les aliments.

Que se passe-t-ill dans le gros intestin ?

Cette partie du tube digestif abrite de nombreux micro-organismes qui ont pour rôle premier de dégrader les fibres. Ces micro-organismes sont extrêmement sensibles aux conditions dans lesquelles ils vivent. Conditions qui sont déterminées par le type d’alimentation distribuée à votre cheval.

Pour simplifier, plus la ration sera à base de fibres, donc de fourrage de bonne qualité, plus cela favorisera et protègera la flore microbienne.

A l’inverse, une ration pauvre en fibre, et riche en concentrés (orge, maïs, avoine, pois, etc) peuvent entre autre induire une augmentation du niveau d’acidité dans le tube digestif et contribuer à la baisse de la population microbienne. Pour digérer ces aliments il faut plus de sucs digestifs afin de contribuer à la dégradation des enveloppes qui habillent ces céréales, pour ensuite pouvoir exploiter une partie des nutriments qu’elles contiennent.

Qu’est ce qu’un probiotique ?

Il s’agit de bactéries qui sont bénéfiques pour l’organisme, au contraire d’autres bactéries qui peuvent d’être à l’origine de pathologies. Ces bonnes bactéries sont présentes à l’état naturel dans l’intestin. Leur rôle est assez important, car elles interviennent notamment dans l’assimilation des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments, des protéines.

Leur fonction ne se réduit pas qu’à la digestion : elles interviennent dans la régénération de la flore intestinale. Elles participent au bien être intestinal (régulation des diarrhées infectieuses, sur le niveau d’acidité gastriques, ou encore les inflammations et douleurs digestives). Ce sont les clefs du bon équilibre de l’organisme de votre cheval. Un système digestif en bonne santé participe fortement à la lutte contre les virus, mauvaises bactéries, germes, champignons, toxines, et autres produits néfastes (résidus chimique, métaux lourds, etc).

Mais attention cela reste un équilibre fragile, qui se doit d’être pris en considération et préservé. La levure de bière est une excellente base en terme de probiotiques et d’entretien de la flore intestinale.

Qu’est qu’un prébiotique ?

En un mot ce sont des sucres. Vous allez dire « pourquoi faire » ? Si l’on simplifie le fonctionnement, le prébiotique donnera naissance au probiotique. Je m’explique. Ces prébiotiques (oligosaccharides et polysaccharides à courte chaine) serviront de base de croissance aux bactéries dont les bonnes bactéries que l’on trouve dans la flore intestinale.

Bien évidemment mère nature a envisagé la question d’approvisionner l’organisme. Ces éléments sont présents dans les fruits, les légumes et le miel. Mais sous forme plus complexe. Le jeu de la digestion permettra d’extraire de petites quantités qui pourront être exploitées par la suite.

Bien que la présentation soit assez simple cela permet de mieux aborder la question de la reprise d’état d’un cheval amaigrit en sortie d’été.

Comment aider mon cheval à reprendre de l’état ?

Partons sur la base d’un cheval en bonne santé. Les chevaux âgés répondront moins bien aux pistes qui ont pu être proposées. Leur système digestif et de manière globale leur organisme est sur un rythme bien différent.

Une fois exclue la question de la vermifugation, du bon état de la dentition et du contrôle ostéopathe, voyons ce qui pourra aider votre cheval.

Comme nous l’avons vu plus haut, la fibre de bonne qualité est primordiale pour conserver un cheval en état. Mais pour que celui-ci puisse tirer le meilleur profit de son alimentation, le bon état de sa flore intestinale est primordial.

Pour cela il faut alimenter les bactéries. Au travers d’une ration bien adaptée (donc pas trop riche en concentrés et matière grasse, avec un volume pas trop important) vous pourrez y ajouter un aliment complémentaire tel que la levure de bière (elle contribue à alimenter les bactéries favorisant leur multiplication et apporte en autre de la protéine, des vitamines du groupe B).

Ce complément peut être associé à un autre aliment complémentaire : le fenugrec. Ce dernier apporte des fibres en plus d’autres nutriments (protéines, vitamines, etc).

Sans chercher de grandes solutions, ces réponses naturelles sont simples et efficaces. Elles permettent de donner le coup de pouce dont à besoin l’organisme pour assimiler convenablement la ration journalière. L’utilisation d’un aliment complémentaire drainant est recommandé, afin notamment d’avoir un foie disponible dans le cadre de la digestion.

Face à un cheval qui maigrit il n’est pas utile de le nourrir plus ou de s’orienter sur une ration plus riche. Pour faire un parallèle avec notre quotidien : si au supermarché il n’y a que 4 caisses d’ouvertes pour encaisser 300 clients ça ne bougera pas. Si vous multiplier par 10 le nombre d’hôtesses de caisse, le flux sera traité et encaissé. Chez le cheval c’est un peu pareil, il faut plus de monde pour bien effectuer le travail de digestion et d’assimilation. Dans le cas contraire, la ration ne sera pas exploitée et une grande partie des aliments sera rejetée dans les déchets.

L’autre piste qui peut contribuer à améliorer l’état se trouve être l’orge germée. Certes ça demande un peu d’organisation et de place, mais pour un chev[1] al ou deux c’est une bonne solution. La graine germée permet d’offrir un produit frais et appétent. Le travail de digestion est moins complexe pour l’organisme. Et pour un cheval voir du vert en plein hiver c’est bon pour le moral.

Bien entendu, si vous faîtes face à un animal qui malgré tout ne reprend pas, il est important de se rapprocher de son vétérinaire. Une maladie peut être la cause d’un dépérissement. Un mauvais fonctionnement du foie peut influencer la perte d’état. La leptospirose et piroplasmose sont des exemples de pathologies touchant le foie.

Article proposé par R.DELHOMME - Distri’Horse33.com

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A propos de l'auteur

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