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Syndrome du headshaking : Mon cheval en souffre t-il ?

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Syndrome de l’encensement ou Headshaking, voici une expression qui se répand dans les écuries, et qui laissent sans véritable solution un grand nombre de propriétaires ou cavaliers. Ce mal est relativement ancien, car déjà décrit dans le courant du 19e siècle, où il a été décrit pour la première fois par Lawrence en 1809. A défaut, de pouvoir exposer de véritables réponses ou solutions, voici les grandes lignes de ce syndrome.

Comment se manifeste l’encensement ?

De nos jours, l’encensement est l’un des principaux symptômes ou critères pour identifier le “headshaking”, mais pas que. En effet, ce syndrome ayant été déjà décrit et étudié depuis le 19e siècle, cela a permis de mettre en évidence d’autres causes. Les examens des chevaux touchés ont mis à jour plus de trente affections en corrélation avec les signes cliniques observés et en cohérence avec une irritation naso-faciale.

Sur le terrain, le cheval manifestera principalement des mouvements de tête sur un axe vertical, et dans certains cas en tout sens. L’amplitude et l’intensité varie considérablement. Cela peut aller du simple balancement comme un signe d’agacement à une sérieuse crise où les mouvements sont plus violents. Lorsque le phénomène se produit au box, il est possible d’observer son cheval se frotter le nez contre un mur. Les ébrouements, les éternuements et un jetage nasal important font également partie des signes cliniques couramment observés.

Il convient de ne pas faire d’amalgame avec un mouvement d’agacement, d’impatience ou de protection pour faire fuir les insectes et les manifestations extérieures de ce syndrome. Les chevaux victimes auront des mouvements brusques voir violent pouvant aller jusqu’à empêcher le travail à pied ou monté.

Les Dr Lane et Mair dans leurs travaux (1987) proposent la définition suivante :

“le comportement anormal d'un cheval qui secoue la tête en l'absence de stimuli extérieurs évidents et avec une telle fréquence et telle violence qu'il devient difficile ou dangereux de le monter, et il semble être en détresse”. Les travaux de Taylor (2004) précise cette définition en ces termes : “ces comportements anormaux observés sont nombreux et qu'ils incluent : secouements soudains et intermittents de la tête, ébrouements excessifs et tentatives de se frotter le nez”.

Ces troubles apparaîtront parfois au repos mais le plus souvent au travail avec une plus forte apparition au trot. Pour résumer le cheval manifestera les symptômes suivant :

  • brusques mouvements de tête (le plus souvent verticaux),
  • éternuements et ébrouements intempestifs
  • extension et élévation des antérieurs
  • tentative de se frotter le nez

Ces principaux repères peuvent être le témoignage d’une douleur ou de l’irritation d’une partie de la tête. Il n’en demeure pas moins qu’il est difficile d’établir et de poser un diagnostic sur ce syndrome. A ce jour, il est encore peu étudié, et malgré les différents examens que peut mettre en œuvre un vétérinaire, il ne pourra formellement affirmer si le cheval est atteint « d’headshaking ». A cela s’ajoute que pour la majorité des chevaux les symptômes s'estompent en période hivernale, lié à l’absence de stimuli extérieur irritant.

Les chevaux sont-ils tous égaux devant le headshaking ?

Les différentes études menées autour de ce syndrome et ce dans différentes régions du monde (USA, Australie, Europe avec une forte implication au Royaume-Uni) dégagent les mêmes pistes. Il n’y a pas de races prédisposées à ce trouble, et il peut se manifester assez tôt (vers l’âge de 5 ans) en rapport avec le début du travail du cheval de sport.

Toutes les disciplines semblent impactées, à l’exception du domaine des courses. En effet, pour le milieu des courses hippiques deux facteurs semblent expliquer l’absence (ou quasi absence) de ce trouble :

  • La carrière des chevaux de courses est plus courte que dans d’autres disciplines (elle débute jeune et s’achève jeune)
  • La discipline demandent aux chevaux d’étendre leur encolure

C’est ce dernier point qui soulève de nombreuses questions. A ce jour, une partie des réponses autour du « headshaking » reposent sur la notion d’asphyxie partielle du cheval durant l’effort pour les disciplines demandant au cheval de venir se placer (attitude nécessitant une flexion de l’encolure du cheval) tout en sollicitant l’allongement des antérieurs. Sur un plan biomécanique ces deux demandes sont assez contraire. D’autres pistes conduisent à la position du mors dans la bouche du cheval, mais font également le lien avec l’accentuation du syndrome et la montée en difficulté des exercices demandés.

La réponse formulée ici est bien sommaire et reste volontaire. Le seul point où s’accordent les études demeure l’irritation naso-faciale. Ce malgré, la multiplication des « simulations » sur le terrain qui se posent majoritairement sur l’observation des cas en fonction des allures et du type d’exercice (travail à pied, monté, etc).

Reste le point de vue environnemental

Si nous prenons un peu de recul vis à vis de ce syndrome, tout en gardant à l’esprit son lien avec une irritation naso-faciale, il semble tout à fait logique et cohérent de tenir compte de l’environnement de vie et de travail du cheval. Il s’agit ici d’une simple supposition et non d’une vérité établie. Un cadre de travail plus sec, plus enclin à la poussière ou un cadre de vie (box, écurie, etc) mettant l’animal en présence d’éléments allergènes comme les moisissures (que l’on peut trouver dans un foin mal séché), le pollen, ou une pollution aérienne (liée à la proximité d’une zone urbaine, de grands axes routiers, ou de zones agricoles nécessitant des traitements répétés de la végétation) sont des éléments qui peuvent venir se cumuler à d’autres causes du « headshaking ».

La lumière, comme l’hypersensibilité aux insectes sont également avancés.

Vous l’aurez compris, tout reste à comprendre et à déterminer face l’encensement idiopathique. Bien que plusieurs études ont été menées, l’absence de méthode de diagnostic formalisé, faute de réponse concrète ralentit grandement la compréhension de cette pathologie pourtant assez répandue. Le fait est qu’un certain nombre de chevaux se voient être réformés, car devenant non montable, voir dangereux pour eux-mêmes comme pour leur cavalier.

Article proposé par R.DELHOMME - www.distrihorse33.com

Sources :Thèse vétérinaire sur l’Encensement chez le cheval (2014) - Dr Bouissonnié Claire

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